« Couverture de base pour les équipements utilisés dans la production, le forage et l’exploration de pétrole et/ou de gaz naturel dans les opérations marines (offshore) et à terre (onshore) – Conditions spéciales (…) Clause 2 – Risques non couverts et non indemnisés/ 2.1. Outre les dispositions de la clause 5 des Conditions générales, sont exclues de la couverture les demandes d’indemnisation pour pertes, dommages, dépenses ou autres coûts résultant directement ou indirectement des événements suivants: (…) j) usure naturelle due à l’usage (y compris abrasion, frottement, détérioration ou incrustation par ébullition de machines, installations ou équipements du fait de l’usage ou de l’exploitation quotidienne), détérioration graduelle, y compris tout effet ou altération due aux intempéries, oxydation, rouille, écaillage, tartre, cavitation et corrosion d’origine mécanique, thermique ou chimique ». L’extrait de la police « Assurance des risques pétroliers », de la compagnie d’assurance Tokio Marine (en traduction libre du portugais), rend claire une pratique du secteur de l’assurance: ne pas payer pour une assurance découlant d’événements de corrosion. Et les « Conditions spéciales » pour les conduites et les plateformes offshore listent aussi la corrosion comme « risque non couvert et non indemnisé ». « Tous les risques de probabilité incalculable sur lesquels l’assureur n’a pas de capacité d’estimation ne sont pas couverts par les polices d’assurance », a expliqué récemment le dirigeant d’une société de réassurance au CEO de PhDsoft, Duperron Marangon.
De fait, de nos jours, la corrosion est un phénomène prévisible
Au Brésil, où PhDsoft a gagné ses premiers clients, l’assureur Porto Seguro exige la souscription d’un traceur qui permet de localiser une voiture en cas de vol à main armée ou de vol pour les véhicules d’une valeur à partir de R$ 200,000 (lien en portugais). « C’est la même logique que nous cherchons à apporter à l’industrie pétrolière. Malgré l’exploration en eau profonde au Brésil, aucun accident susceptible de nuire à l’environnement autant que celui de la plateforme offshore de BP, dans le golfe du Mexique, ne s’est produit, et cela tient en partie à notre logiciel PhDC4D®. Nous l’expliquons comme un système complet issu de l’intégration synergique d’une visualisation 4D espace-temps avec un algorithme prédictif de corrosion, un moteur de conformité aux codes réglementaires et l’automatisation des activités d’ingénierie et des bonnes pratiques. Cela consolide un processus de maintenance plus sûr et plus efficace en coût », affirme Marangon. De fait, de nos jours, la corrosion est un phénomène prévisible. Il n’y a que peu de processus de corrosion avec lesquels toute solution intelligente aurait du mal. La piqûration — une forme de corrosion extrêmement localisée qui conduit à la création de petits trous dans le métal — en est un. Puisque PhDC4D permet aux entreprises de suivre les conditions de corrosion et leur évolution, les polices d’assurance pourraient commencer à couvrir les accidents causés par la corrosion. C’est une disruption technologique qui unit deux secteurs très traditionnels dans une relation gagnant-gagnant pour tout le monde.




